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Biographies de ses proches
Des téléchargements d'actes de registres paroissiaux et d'état civil sont disponibles en cliquant sur certains liens de dates.
Parentés Descriptions
Famille de Corday
(orthographiée aussi Cordai, Cordey, Cordé)
C'est dans la commune de Cordey (Calvados), au sud de Falaise et aux limites de ce département, que la famille de Corday s'est implantée il y a très longtemps. Mais leur origine remonte aux Vikings avec les compagnons de Rollon. Ces terres s'appelaient Saint-André-du-Bû. En 1077, un certain Robert de Cordai (le plus ancien de la branche aînée) partit à la conquête de la Calabre et des Pouilles. Vers 1120, en récompense des services rendus, Henri 1er Beauclerc, roi d'Angleterre et duc de Normandie, donna les terres de Saint-André-du-Bû à Hugues de Cordai descendant de Robert. Ce fief prit le nom de leur seigneur, soit Saint-André-de-Cordey puis devint Cordey tout court comme il est nommé aujourd'hui. Il y existe toujours un manoir "La Ferme de Cordey" qui remplaça jadis un château-fort.

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Armes de la famille de Corday : « D'azur à 3 chevrons brisés d'or, avec couronne de comte et devise : CORDE ET ORE (par le coeur et la parole) »

Pendant 7 siècles les de Corday se sont succédés et alliés avec d'autres familles normandes et sont toujours restés dans la province de Normandie (*).
Une vingtaine de générations après Robert, Charlotte Corday est le résultat d'une forte hérédité scandinave, aussi bien physiquement que dans ses déterminations.

(*) on peut lister en vrac quelques lieux d'implantation : Cesny-aux-Vignes, Ste-Croix-sur-Mer, Pont-l'Evêque, Mondeville, St-Pierre-la-Vieille, Cahan, Bréel, Prouçy (Proussy), Falaise, Sallen, Thorigny (Torigny-sur-Vire), Clécy (où un Corday est assassiné vers 1626), etc...
En 1646, une dame Catherine de Corday émigra au Québec avec sa famille, un des seuls cas hors Normandie. (Sources E.Albert-Clément)
Ses parents Corday d'Armont Jacques-François de Corday d'Armont Mariage le 14 février 1764 à Ménil-Imbert, avec :
Charlotte-Jacqueline-Marie de Gautier des Authieux et du Mesnilval Suite à un mariage vers 1600, les Corday et les Gautier étaient cousins. Le couple aura 5 enfants vivants. C'est à l'occasion de leur mariage que le titre de seigneur d'Armont est attribué au père de Charlotte, titre venant d'un fief de Saint-Paul-de-Courtonne, aujourd'hui Courtonne-les-Deux-Eglises, hérité par le mariage de son père Jacques-Adrien de Corday avec sa mère Marie-Renée-Adélaïde de Belleau de la Motte (source Les de Corday au pays d'Argentan-p98). Il est à noter que seul leur fils aîné, Jacques-François-Alexis, eut 2 enfants, décédés jeunes, le dernier en 1828 (voir ci-dessous).
Les 5 enfants du couple d'Armont Jacques-François-Alexis de Corday d'Armont Marie-Charlotte-Jacqueline de Corday d'Armont Marie-Anne-Charlotte de Corday d'Armont dite Charlotte Corday (notre héroine, voir biographie spécifique)
  • Née le 27 juillet 1768 aux Lignerits
  • Décédée le 17 juillet 1793 à Paris
Jacqueline-Jeanne-Eléonore de Corday d'Armont
  • Née le 14 avril 1770 aux Lignerits (elle était hottue)
  • Décédée le 13 avril 1806 à Argentan.
    C'est elle qui accompagna Charlotte au couvent Ste-Trinité. Par la suite elle habita avec ses grands-parents à Cauvigny puis avec son père à Argentan. Après l'émigration de son père en Espagne, elle resta à Cauvigny jusqu'à la mort de ses grands-parents puis s'installa rue de la Poterie à Argentan. N'ayant plus de revenus, il semble qu'elle travailla en réalisant dessin et dentelle. Physiquement handicapée elle ne se maria pas. Très instruite, bonne en affaires, c'est elle qui s'occupa de réhabiliter la mémoire de son père et s'occupa de l'héritage de Mme Bretteville de Caen.
Charles-Jacques-François de Corday d'Armont
  • Né le 19 septembre 1774 à Ménil-Imbert
  • Décédé le 31 juillet 1795 (13 thermidor an 3), district de Auray (Morbihan)
    Royaliste, il émigre en 1791, puis il fait partie de l'Armée des émigrés qui débarque à Quiberon. Vaincu il est fusillé avec des centaines d'autres émigrés.
    Voici un extrait du blog Souvenir Chouan de Bretagne à la date du 31 juillet 2010 : « A Auray, le 31 juillet, par la Commission Lalène siégeant dans la chapelle de la Congrégation des Hommes, actuel Syndicat d'initiative, le frère de Marie-Anne Charlotte de Corday d'Armont, dite Charlotte Corday, a été condamné à mort ; orthographié Charles Cordé, Charles-Jacques François de Corday d'Armont avait 21 ans, il sera exécuté en ce lieu appelé maintenant "Le Champ des Martyrs" à Brech. »
    Son oncle Pierre-Jacques de Corday qui faisait partie de ce débarquement est fusillé aussi. Tous les corps seront enterrés sommairement dans "Le Champ des Martyrs". A la Restauration, en 1829, les ossements seront réunis dans un caveau du mausolée de la Chartreuse d'Auray.
    Merci à Noël Stassinet du site "Souvenir Chouan de Bretagne" pour l'extrait du registre du district d'Auray concernant les condamnations de 1795
    .
Ses grands-parents paternels Jacques-Adrien de Corday, seigneur de Launay-Cauvigny Mariage le 29 août 1729 à St Paul-de-Courtonne, avec :
Marie-Renée-Adélaide De Belleau de la Motte
  • Née le 27 octobre 1711.
  • Décédée le 12 janvier 1800 à Ménil-Imbert.
    Cette dame De Belleau de la Motte avait hérité par ses oncles du fief d'Armont. C'est pourquoi son fils (le père de Charlotte) put prendre lors de son mariage le titre d'Armont qui était disponible.
Ils seront emprisonnés à Argentan après l'assassinat de Marat. Libérés le 31 aout 1794, ils finiront leurs jours à Cauvigny, leur petite-fille Jacqueline-Jeanne-Eléonore de Corday d'Armont étant restée avec eux, ainsi que leur servante Fanchon Margeot.
Le couple a eu 8 enfants vivants, dont Jacques-François de Corday d'Armont, père de Charlotte.
Ses arrières grands-parents paternels Adrien de Corday, seigneur de Launay Mariage le 25 octobre 1701 à Les Lignerits, avec :
Françoise De Farcy Le mariage était célébré par François de Corday, frère du marié. Le couple n'a eu qu'un enfant, Jacques-Adrien de Corday, grand-père de Charlotte.
Ses arrières arrières grands-parents paternels, branche Corday Guillaume de Corday Mariage le 19 août 1665, avec :
Marie de Tiremois (fille des seigneurs de Grisy) Ils habitaient dans le manoir de Cauvigny. Ils ont eu 9 enfants, dont Adrien de Corday, arrière grand-père de Charlotte.
Ses arrières arrières grands-parents paternels, branche Corneille Jacques-Louis-Adrien de Farcy Mariage le 17 août 1673, avec :
Marie-Françoise Corneille, fille ainée de Pierre Corneille

Son ancêtre Pierre Corneille

Voir la page "La maison natale de Corneille à Rouen" dans la rubrique "Normandie | Autres lieux"
Ses grands-parents maternels Jacques-Alexis-Léonor de Gautier des Authieux et du Mesnilval Mariage en secondes noces, avant 1737, avec :
Marie-Aimée Labbé (ou Labbey)
  • Née ?
  • Décédée ?
Il existe très peu d'informations biographiques sur ce couple, archives de Les Autels incomplètes. C'est leur fille Charlotte-Jacqueline-Marie de Gautier des Authieux et du Mesnilval qui sera la mère de Charlotte Corday.
Son oncle paternel, oncle Amédée Charles-François-Amédée de Corday
Sa cousine de Caen Elle est désignée dans les dossiers du procès et dans les publications comme étant la tante "Mme Coutellier de Bretteville-Gouville ou Mme de Bretteville, veuve". Charlotte l'appelait sa tante à cause de la différence d'âge mais en réalité elles étaient cousines (2 branches par les soeurs de Farcy, voir l'arbre ci-dessous).
Son nom de naissance est Charlotte Le Coustellier de Bonnebosq, descendante de Corneille comme Charlotte Corday (source geneanet.org). Elle était veuve du trésorier de France à Caen, Jean Guillaume de Gouville de Bretteville (mariés en 1767, décès du mari en 1788). Le couple avait une fille (1768-1788).
  • Née en 1723 à Paris, paroisse de St-Eustache (d'après l'acte de décès), mais en réalité sa naissance serait en 1731. Rappel : les archives de Paris sont détruites en 1871.
  • Décédée le 2 vendémiaire An 8 (24 septembre 1799) à Caen, à l'âge de 75 ans 9 mois (source état civil de Caen Calvados), donc âge à mettre en doute.
Elle habitait au 148 rue St-Jean à Caen et a hébergé Charlotte Corday de juin 1791 jusqu'à son départ vers Paris le 9 juillet 1793.

photo Arbre généalogique de Pierre Corneille avec sa descendance. Mme Bretteville est donc petite-fille de 4eme génération du grand Corneille.
Sa cousine et amie de Verson Julie Aimée Geneviève Le Poittevin de Bellaunay Mariage le 8 janvier 1782 à Tamerville, avec :
Antoine Jean Edmé Gautier de Villiers
Antoine Jean Edmé Gautier de Villiers était cousin de la mère de Charlotte Corday et était maire de Verson de 1800 à 1816.
Le couple avait un fils Edmé Louis Antoine Gautier de Villiers (1785-1860), personnage haut en couleur, capitaine dans l'armée. Voir la page de Verson et son dossier militaire.
Merci à Christophe Tesson, administrateur de Rodovid, pour le signalement d'une erreur de lieu.
42e abbesse de l'Abbaye Ste-Trinité, de 1754 à 1787 Cécile-Geneviève-Émilie de Belzunce de Castelmoron Voir son portrait au musée des Beaux Arts de Caen.
C'est cette abbesse qui fit entrer les 2 filles d'Armont comme pensionnaires du couvent en 1782. Son neveu, le Vicomte Henri de Belzunce arriva à Caen en 1789 et fut massacré par la foule, voir plus bas.
43e et dernière abbesse de l'Abbaye Ste-Trinité, de 1787 à 1792 Marie Aimée Jacqueline le Doulcet de Pontécoulant
  • Née le 22 décembre 1729 à Meslay (14) d'après l'acte de décès (acte de naissance manquant dans le registre de Meslay).
  • Décédée le 7 mars 1806 à Caen, inhumée dans le cimetière St-Pierre
D'abord coadjutrice de Mme de Belzunce à l'Abbaye Ste Trinité, elle succéda à celle-ci le 01 février 1787 jusqu'à la fermeture de l'Abbaye en 1792. Les Doulcet de Pontécoulant étaient en parentage avec les de Corday depuis un mariage en 1548, c'est ce qui facilita en partie l'entrée de Charlotte et de sa petite soeur au couvent (source "Les de Corday au Pays d'Argentan").
Neveu de la dernière abbesse de l'Abbaye Ste Trinité Louis-Gustave le Doulcet, comte de Pontécoulant
  • Né le 9 novembre 1764 à Caen
  • Décédé le 3 avril 1853 à Paris
Sa famille possédait le château de Pontécoulant, et il y venait pour se reposer.
( http://dona-rodrigue.eklablog.net/chateau-de-pontecoulant-c17013427 )
Charlotte Corday le réclama pour la défendre devant le tribunal révolutionnaire mais il ne fut pas prévenu à temps.
Abbé de la paroisse Saint-Gilles à Caen Toussaint Jean Marin Gombault-Duval Confesseur et ami de la famille Corday à St-Gilles, a fermé les yeux de sa mère en 1782. Prêtre insermenté il est guillotiné sur la Place St-Sauveur. Une plaque à sa mémoire est posée dans l'église Ste-Trinité de l'Abbaye aux Dames.
Son amie du couvent Ste-Trinité Alexandrine de Forbin (Marie-Charlotte-Alexandrine de Forbin des Issarts) Alexandrine fut une de ses grandes amies. Celle-ci fut pensionnaire au couvent Ste-Trinité de 1776 à 1788, donc elles eurent en commun 6 années de leur vie (1782 à 1788).
Alexandrine quitta le couvent pour devenir chanoinesse à l'abbaye St-Martin de Troarn jusqu'à sa fermeture vers 1790. Voir un extrait de la vie des Forbin ( Source du site http://www.nemausensis.com/Gard/ForbinDesIssarts/ForbindesIssarts.html )
La Révolution la fit rejoindre sa famille à Avignon. Habitant en Suisse en 1793, Alexandrine n'ayant pas de pension, ce fut le prétexte officiel que Charlotte trouva pour aider son amie en allant à Paris le 9 juillet, avec une lettre d'introduction de Barbaroux auprès de Duperret à la Convention.
Son amie de la rue St-Jean Anne Armande Rosalie Loyer (Mme de Maromme) Au Grand Manoir de la rue St-Jean à Caen, Mme de Bretteville avait une amie Mme Loyer. Celle-ci avait une fille Anne Armande Rosalie qui deviendra une amie intime de Charlotte. C'est cette amie, devenue épouse de Jean Claude Trugard de Maromme le 26/02/1798 à Rouen, qui confiera un manuscrit à Casimir Périer afin de le publier après sa mort. Ainsi en 1862 dans la "Revue des deux mondes", est publiée "La jeunesse de Charlotte Corday". Voir cette publication dans la page "Caen St-Jean".
Deux autres publications paraîtrons en 1898 dans "La Revue Hebdomadaire" n°15 et 16.
Sa voisine de l'Hôtel de Faudoas Eléonore de Faudoas Lorsque Charlotte habitait rue St-Jean à Caen, elle était voisine de cette jeune fille de l'Hôtel de Faudoas. Contrairement à certains ouvrages les déclarant très amies, Mme de Maromme dément et affirme que c'était elle qui était son amie (source "La Revue Hebdomadaire n°16 du 19 mars 1898").
Eléonore était la fille du Commandant de la Garde National de Caen. Restés royalistes, réfugiés dans leur château de Canisy (Manche), le père, la fille et une tante furent arrêtés le 15 juin 1794, conduits à Paris à la Conciergerie, condamnés à mort et guillotinés le 14 juillet 1794 (Barrière du Trône). Elle avait 18 ans. La date portée sur la fiche de décès reconstituée est le 13 juillet 1794, donc erronée. Une rue porte son nom à Canisy.
Le domestique de Mme Bretteville et aussi ami de Charlotte Augustin Leclerc Ce "domestique" était surtout intendant et gérait l'argent de sa patronne. Son instruction lui permettait de parler politique avec Charlotte et il se trouvait que leurs idées étaient semblables.
Il épousa à Caen le 13 mars 1793 celle qui deviendra la cuisinière de la maison, Jacqueline Françoise Lebreton, née à Avranches (50) le 4 décembre 1761.
Une fille Françoise Rosalie est née le 21 mars 1796 à Caen, une seconde fille Adèle Joséphine est née le 14 décembre 1800 à Caen. Il est à noter que dans les 2 actes, Augustin Leclerc est déclaré sans profession.
Après la mort de Mme Bretteville en 1799, la famille Corday reconnaissante pour services rendus lui facilita l'achat d'une propriété qu'elle possédait à St-Jean-de-Folleville. Cultivateur propriétaire, il devient aussi membre du conseil municipal de la commune jusqu'à sa mort à l'âge de 46 ans.
Charles Vatel lors de ses recherches contactera les filles du couple pour obtenir leurs souvenirs entendus.
Il est à noter que Charlotte signa le paction de mariage du couple daté du 5 mai 1793 (voir sa biographie § signature), mais son nom n'apparaît pas sur l'acte de mariage du 13 mars.
La servante de Cauvigny Marie-Françoise Margeot, appelée Fanchon ou La Margeotte Elle avait été placée à Cauvigny chez les Corday dès l'âge de 16 ans et ne les quitta plus. Du même âge que Charlotte, elle la connaissait bien (source « Les de Corday au pays d'Argentan »). Elle était l'épouse de Louis Aubert (Renouard 1772 - Alençon 11/01/1818).
(*) Sur cet acte de décès, la date de naissance du 28 mars 1768 est erronée car confondue avec celle de Marie-Françoise une soeur aînée décédée le 21 avril 1768 à l'âge de 24 jours.
Merci à Michel Raffin-Morlion pour ce signalement d'erreur.
Les supposés amoureux de Charlotte
  • Vicomte Henri de Belzunce
  • Boisjugan de Maingré
  • Franquelin
  • Bougon-Langrais
  • Barbaroux
  • Adam Lux
Voir la page spécifique Vie sentimentale
Le général de l'armée fédéraliste de Caen
  • Félix de Wimpffen
Ce personnage n'est pas un proche de Charlotte mais elle avait beaucoup d'espoir en lui. Voir la page spécifique du général de Wimpffen

Les familles De Cordey de Mondeville

Voir la page "Mondeville".


Sources :

© jcFerrand - Dernière modification le : 20/08/2016 à 15:34

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