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Postérité - Reliques


Les conséquences de l'assassinat de Marat
Charlotte Corday est sans surprise, à l'issue de son procès, déclarée coupable et condamnée à la guillotine. Avant d'être ramenée à sa cellule, elle exprime un dernier souhait : que l'artiste Jean-Jacques Hauer réalise son portrait. Faut-il voir dans cette demande un désir de postérité ? C'est fort probable. Charlotte Corday est certaine d'avoir accompli un acte historique qui changera le destin de la Révolution.
Le 17 juillet, à 17h, elle est conduite à l'échafaud, vêtue de la chemise rouge des assassins. Pendant tout le trajet, elle regarde les Parisiens droit dans les yeux, fière et courageuse. Sa dignité lors de son exécution (curieuse, elle aurait même, alors que le bourreau Sanson lui cachait la vue de la guillotine pour ne pas l'effrayer, demandé à voir cette dernière car elle n'en avait encore jamais admiré) la fait entrer dans la légende.
Pourtant, l'acte commis par Charlotte Corday a-t-il porté ses fruits ?
Pour ce qui est de son désir de postérité historique, c'est en effet une victoire. Durant les deux cent années qui ont suivi sa mort, on a parlé d'elle. Outil de propagande politique pour les uns (notamment par Louis-Philippe sous la Monarchie de Juillet), héroïne tragique de pièces de théâtre pour les autres (Daniel Colas a mis encore récemment en scène son personnage), Charlotte Corday fait désormais partie du patrimoine historique de notre pays.
Quant aux effets politiques de son meurtre, il en est tout autre. Certes, la mort de Marat marque une bifurcation dans la Révolution, mais pas celle que la jeune femme désirait. Le souhait de Charlotte Corday était de limiter le nombre de victimes, les massacres, faire de la France un pays républicain où règne l'ordre et la justice. Or, son crime va au contraire précipiter l'institution officielle de la Terreur, déjà entamée dans les faits. Les Montagnards, en effet, voient toujours dans ce crime un complot des Girondins. Ces derniers sont arrêtés et exécutés. Marat devient un martyr de la Révolution, son corps, transféré au Panthéon, devient un objet de culte populaire.
Même si Charlotte Corday a échoué dans son objectif politique, on ne peut cependant nier sa volonté de se faire entendre en tant que femme et il n'est peut-être pas anachronique de voir en elle, à son insu, une des premières féministes de l'Histoire.

( Extrait de : http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/pourquoi-charlotte-corday-a-t-elle-76232 )

Quelques uns des noms qui lui sont attribués
  • La Judith moderne - dans "Charlotte Corday ou la Judith moderne, tragédie en 3 actes à Caen, 1797"
  • L'Ange de l'assassinat - dans "Histoire des Girondins, par Lamartine, 1847"
  • La garce du Calvados - dans le journal "Le père Duchesne du 20 juillet 1793"
  • Femme extraordinaire - désignée ainsi par le "Comité de Sûreté Générale, 1793"
  • Ange de la mort, Judith normande, Vierge normande, etc...


Son nom dans les villes
Comme on peut le voir dans les rubriques "Portraits" et "Bibiographie", la postérité de Charlotte Corday devient immense, principalement en Normandie où elle est considérée comme une héroïne.
Des noms de rues, quartiers, magasins, etc..., portent son nom.
Pour ne citer que quelques villes :
  • Caen (14) - avenue, chocolatier
  • Mondeville (14) - quartier, commerces, association, etc...
  • Verson (14) - rue
  • Villers-Bocage (14) - rue
  • Trouville (14) - patisserie
  • Argentan (61) - rue
  • Trun (61) - rue
  • Vimoutiers (61) - rue, boulangerie
  • Les Bottereaux (27) - rue du Château de Rebais
  • St-Just-St-Rambert (42) - rue
  • Emerainville (77) - square
  • Laval-Pradel (30) - rue
  • Cambrieu (30) - rue
  • ...


Son nom dans la langue française
  • Charlotte - nom féminin emprunté (1905) au prénom de Charlotte Corday, célèbre pour avoir assassiné Marat et qui portait cette coiffure à bords froncés, garnie de rubans et de dentelles.
    Le mot désigne cette coiffure féminine.
    Source : « Dictionnaire Historique De La Langue Française par Alain Rey, Edition 2010 ».


Son nom dans d'autres cas
  • Opération Charlotte Corday. L’attentat du Petit-Clamart, désigné par ses auteurs sous le nom d’opération Charlotte Corday, est le nom d'une action d'un groupe (OAS-Métropole / OAS-CNR) dirigé par le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, visant à assassiner le président Charles de Gaulle, le 22 août 1962 à Clamart.
    Commentaires : prenant comme modèle le geste de Charlotte, un commando de 12 hommes n'a pas réussi ce qu'une femme seule a fait, si ce n'est que le responsable a été condamné à mort et exécuté aussi. Détails Wikipédia
  • Ile Corday sur la Seine à Vernon (27). Peu probable que ce soit en rapport avec notre héroïne.


Sa fête dans le calendrier catholique
  • Sainte Charlotte le 17 juillet : le hasard a voulu que cette fête corresponde postérieurement au jour de sa mort qui est aussi le jour de la mort de Soeur Charlotte de la Résurrection (Anne Marie Madeleine Françoise Thouret), guillotinée le 17 jullet 1794 et béatifiée le 27 mai 1906 par Pie X.
    Sources : « http://nominis.cef.fr - https://fr.wikipedia.org ».


Reliques cordayennes
C'est sous ce titre que Xavier Rousseau, dans "Les de Corday au pays d'Argentan" pages 195 à 209, dresse une liste d'objets à partir de l'inventaire de Charles Vatel. Ce dernier avait patiemment recherché et acheté ces reliques auprès de la famille et des amis de Charlotte et en avait fait don au musée Lambinet de Versailles en 1883 (voir cette page).
Ici, ne seront évoquées que celles, rares, ayant vraiment appartenu à Charlotte. Suite à sa condamnation à mort et dans le contexte politique de l'époque, ses proches s'empressèrent de détruire toutes traces de lettres et d'objets venant d'elle et pouvant les compromettre. Avant de quitter définitivement le domicile de Mme de Bretteville, Charlotte brûla elle-même tous les documents en sa possession. Les vêtements et objets qu'elle emporta à Paris, et dont l'inventaire fut fait par la police, ont disparu.
Voici un récapitulatif de ces reliques provenant d'elle et dont certaines sont décrites dans les pages de ce site.
  • Ossements et crâne => voir la page [ Cimetière de la Madeleine ].
  • Mèches de cheveux => données par Charlotte à Mme Richard la gardienne de la Conciergerie (comme tous les cheveux des condamnés) et au peintre Jean-Jacques Hauer. Ces mèches semblent avoir disparu.
  • Lit "dit de Charlotte Corday" => voir photo dans la page "Versailles" musée Lambinet.
  • Encrier de poche => voir photo dans la page "Versailles" musée Lambinet.
  • Typus Mundi => ce petit volume publié au 17e siècle par les jésuites d'Anvers, relié en vélin blanc fleuronné d'or, est au musée Carnavalet de Paris. Il porte l'inscription : « Acheté 4 livres, Corday d'Armont, Sainte-Trinité de Caen, 20 décembre 1790 » (source "Dans la forêt normande de E.Herriot, 1925").
    Toute photo serait la bienvenue.
  • Fichu rose => c'est celui qu'elle portait pour assassiner Marat et qui fut déchiré. Fait partie de la collection du comte Boulay de la Meurthe (source "La guillotine en 1793" par Hector Fleischmann, 1908, page 145)
  • Les lettres qu'elles a écrites : voir les fac-similés sur la page [ Autographes ].



Marketing : produits dérivés
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Chocolatier Charlotte Corday, 14000 Caen. Patisserie Charlotte Corday, 14360 Trouville sur Mer. Cidre et Poiré des Vergers du Pays d'Auge, 61120 Vimoutiers. Boulangerie Patisserie, le gateau Charlotte Corday, 61120 Vimoutiers.

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Parfum Corday. Nom donné par Blanche Arvoy en 1924 en souvenir de l'héroïne. Chambre d'hôte Charlotte Corday dans le Manoir de Pontfol, 14430 Victot-Pontfol. Genre de propositions en ligne pour réalisation de toutes sortes d'objets.



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