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Rue Neuve des Petits Champs
Résumé historique
C'est dans cette rue, que se situe le Ministère de l'Intérieur en 1793, installé dans l'Hôtel de Calonne et de Lionne.
Le ministre est Dominique, Joseph GARAT CADET, né le 08/09/1749 à BAYONNE (Pyrénées Atlantiques), décédé le 09/12/1833 à USTARITZ (Pyrénées Atlantiques).
La biographie de ce député est décrite dans « Dictionnaire des parlementaires francais - 1891 Tome3 p.105 » et reprise telle qu'elle dans la base de données de l'Assemblée Nationale.
En voici un extrait :

[...] Lors du procès de Louis XVI, il fut désigné pour aller notifier au roi sa condamnation, et pour en surveiller l'exécution.
Le 19 mars 1793, il passa du ministère de la Justice à celui de l'Intérieur ; en cette qualité, quoique lié avec les Girondins, il fit un rapport à la Convention sur la situation de Paris (27 mai), blâma l'arrestation d'Hébert ordonnée par la commission des Douze, assura qu'il ne connaissait pas les feuilles du Père Duchesne, et se défendit « d'être l'apologiste de ceux qui inspirent au peuple la soif du sang » ; il termina en déclarant à la Convention qu'elle n'avait aucun danger à courir.
Quatre jours après, les sections armées envahissaient l'Assemblée, et vingt-deux Girondins étaient arrêtés.
Garat quitta le ministère de l'Intérieur le 19 août suivant. On l'accusa alors de dilapidation ; il fut arrêté au commencement d'octobre, mais les démarches de ses amis le firent remettre en liberté peu de jours après. Il entra au comité d'instruction publique, et fut nommé professeur d'idéologie à l'Ecole normale, où il fit une brillante analyse de l'entendement. [...]


Le matin du vendredi 12 juillet 1793, Charlotte Corday accompagnée par Duperret se rend à ce ministére pour régler une affaire concernant son amie Alexandrine de Forbin. Le ministre ne pouvant les recevoir, un rendez-vous est possible après 8 heures du soir. Duperret propose donc à Charlotte de revenir en fin de journée. Mais les évènements s'accélèrent, Duperret se représente bien à l'Hôtel de la Providence, mais annonce qu'il est devenu suspect et sa maison est sous scellé. La visite chez le ministre se trouve d'office annulée. Voir la page "Hôtel de la Providence".

Il est fort probable que Charlotte fut émue en voyant cet Hôtel de Calonne et de Lionne. En effet, quelques mois auparavant c'était Madame Roland qui habitait ici avec son mari ministre de l'intérieur. Pour mémoire, Mme Roland fut guillotinée le 8 novembre 1793. Avec Charlotte Corday et Olympe de Gouges, elle faisait partie des plus célèbres femmes de cette Révolution, toutes guillotinées.


Visite des lieux
photo photo
Extrait du plan Jean de 1797. En rouge, l'Hôtel de Calonne et de Lionne, entre les rues Gaillon et Ste Anne qui existent toujours. Dessin extrait de « Paris Révolutionnaire de G. Lenotre, 1895, p.197 ».



2e arrondissement de Paris
Une partie de la rue est dans le 1er arrondissement

Ouverte en 1634, la rue Neuve des Petits Champs devient la rue des Petits Champs en 1881. L'Hôtel de Calonne et de Lionne (ou Lyonne), détruit en 1826 pour ouvrir la rue Méhul, était situé du n° 38 au n° 44 de la rue actuelle, voir StreetView ci-dessous, côté droit n°38.

Historique de l'hôtel d'après « Promenades dans toutes les Rues de Paris, 2e arrondissement, par Marquis de Rochegude, 1910, p.14 ». Extrait :
[...] Rue Méhul (1826).
Ouverte sur l'emplacement de la grande porte de l'hôtel de Lyonne. Nom en l'honneur du compositeur (1763-1817). Cette petite rue nous mène à la succursale de la Banque de France, ancienne salle Ventadour, qui fut Opéra-Comique de 1828 à 1832. Théâtre nautique pendant quelques mois en 1834. Théâtre de la Renaissance de 1838 à 1841. Théâtre Italien de 1841 à 1875. Elle s'élève sur l'emplacement de l'hôtel de M. de Lyonne, ministre, construit par Le Vau vers 1660. Ce magnifique hôtel fut habité par le maréchal de Villeroy, le duc son fils, puis par le duc d'Estrées. Phillippeaux de Ponchartrain, chancelier de France, l'acheta en 1703. Duc de Nivernais (1748), qui l'échangea avec le roi pour l'hôtel du maréchal d'Ancre. Il servit à loger les Ambassadeurs extraordinaires. Hôtel du Contrôle général (1756 ) (Les Ambassadeurs extraordinaires passent alors au Palais-Bourbon). Calonne qui le restaure et en fait un des plus beaux hôtels de Paris. Ministère de l'Intérieur (1792) pendant la Révolution et occupé par Roland et sa femme. Ministère des Finances sous l'Empire. Acheté par le banquier Mallet qui le lit abattre.
La succursale de la Banque de France est longée à l'ouest par la rue Marsollier (1826) qui doit son nom au compositeur (1750-1817), et à l'est par la rue Dalayrac (1825) qui doit son nom au compositeur (1753-1809).
[...]


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