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Caen Sainte-Trinité
Résumé historique

Après la mort de leur mère le 8 avril 1782, Marie-Anne-Charlotte de Corday d'Armont, 14 ans et sa petite soeur Jacqueline-Jeanne-Eléonore de Corday d'Armont, 12 ans, entrent en pension au couvent de l'Abbaye Ste-Trinité (1).
Elles y resteront jusqu'à la fin 1790 (2), devançant la fermeture définitive du couvent en août 1792, fermeture décidée par la Convention, décret du 13 février 1790 (3).
Mais pourquoi et comment sont-elles entrées ici ?
Monsieur d'Armont recherchait une pension pour ses 2 filles mais ses moyens financiers ne le lui permettaient pas. Pour l'Ecole St-Cyr (créée par Mme de Maintenon), son titre de noblesse n'était pas suffisamment établi.
Sur les conseils d'une parente, religieuse au couvent Ste-Trinité, il existait une possibilité dans ce lieu.
Extrait du guide de visite du Conseil Régional " 9 siècles d'Histoire à l'Abbaye-aux-Dames " :
[...] en 1737, les travaux de reconstruction des batiments conventuels sont interrompus faute de moyens financiers. Pendant trente ans, le chantier reste au point mort. La nouvelle abbesse, Madame de Belsunce de Castelmoron, envoie un courrier au roi de France pour qu'il l'aide financièrement à terminer la construction du couvent. Louis XV accepte à la condition que l'abbaye accueille six jeunes filles de la noblesse désargentée. Les travaux reprennent en 1767 mais sont arrêtés définitivement en 1788 au niveau de l'aile Nord. La quatrième aile ne sera jamais construite [...]
C'est donc la décision de Louis XV, qui permit aux 2 filles d'Armont d'entrer dans ce couvent, avec l'aide de l'abbé Gombault-Duval et de la future et dernière abbesse Marie-Aimée Le-Doulcet-de-Pontecoulant (1787-1792).

Le séjour de Charlotte Corday dans le couvent de l'Abbaye se décompose en 2 périodes.
  1. pendant 5 ans elle reçoit l'éducation des jeunes filles nobles de l'époque.
  2. ensuite à l'âge de 20 ans, la communauté décide de la garder pour des travaux divers de "secrétariat". Ce poste va lui permettre de sortir dans Caen, lire les auteurs romains, grecs et français.

Pendant toute cette période, elle se rendait régulièrement chez son père et chez ses grands-parents, quelques jours tous les ans pendant les vacances de septembre et à diverses occasions.
Le registre paroissial de Ménil-Imbert atteste sa présence à un mariage d'amis le 8 juillet 1788.
Elle entretenait des relations épistolaires avec sa famille et ses amies. Malheureusement, après son arrestation, beaucoup de ses correspondants détruisirent toutes traces pour éviter d'être accusés de complicité. Cependant il subsiste quelques manuscrits comme celui du 24 septembre 1788 adressé à "Mme Duhauvelle en sa terre des Authieux". Ce document était en vente en 2014 sur le site web "Ader Nordmann". En voici une image côté verso, accompagné d'une note, ainsi que le texte complet avec commentaires.

A la fin de leur séjour les 2 soeurs d'Armont rejoignent leur père au Ménil-Imbert, Ferme des Bois.

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Notes:
(1) Appelée aussi Abbaye-aux-Dames, mais pour certains puristes il est inconvenant de la nommer ainsi. Ce nom est apparu probablement à la Révolution.
(2) La date de leur sortie est incertaine. Cependant, E.Herriot en 1925, nous informe qu'il existe au Musée Carnavalet de Paris un "Typus Mondi" avec des inscriptions : « Acheté 4 livres, Corday d'Armont, Sainte-Trinité de Caen, 20 décembre 1790 ». Voir la page [Postérité-Reliques].
Charlotte a-t'elle acheté ce document au moment de sa sortie du couvent ou est-elle venue de Mesnil-Imbert pour revoir la communauté religieuse ?
(3) JB Renée dans ses souvenirs, énumère le nom et l'âge de chacune des religieuses présentes au moment de la déclaration du 12 juin 1790. Pour résumer, il y avait : l'Abbesse, trente religieuses de choeur, une novice et six soeurs converses.
Après la fermeture définitive de l'abbaye le 17 août 1792, l'Abbesse et 14 religieuses vont loger dans une maison de la Place St-Sauveur.
Voir la page [Caen St-Jean] pour plus de détails, ainsi que la biographie de JB Renée.

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Lire un extrait de l'ouvrage « Marie Anne Charlotte de Corday d'Armont » par Chéron De Villiers, 1865, pages 22 à 26, relatant le séjour de Charlotte au couvent.


Visite des lieux

L'Abbaye Ste-Trinité (Abbaye aux Dames) est située "Place Reine Mathilde à Caen".

Voir cette place sur GoogleMaps
Petit rappel pour accéder à StreetView après l'ouverture de la GoogleMaps : cliquer sur l'image de StreetView ou déplacer le petit personnage en bas à droite.

Il existe de nombreuses sources d'informations concernant cette célèbre abbaye.
Voir un résumé extrait du site de l'Office du Tourisme de Caen
L'Histoire de l'Abbaye à l'occasion de son 950e anniversaire, en 2016.




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Abbaye Sainte-Trinité, "dessiné du costé des prez 1702" (Louis Boudan ?). Source gallica.fr   Gravure de l'Abbaye Sainte-Trinité, source web.   Place Reine Mathilde et église abbatiale Ste-Trinité.   Intérieur de l'église abbatiale Ste-Trinité. Dans le choeur, se trouve le tombeau de la reine Mathilde.

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Cénotaphe de la reine Mathilde, jusqu'en 1950. Photo début 20e siècle. L'histoire de ce tombeau peut être retrouvé ici, page 139.   Tombeau de la reine Mathilde, aujourd'hui. La dalle provient de l'ancien tombeau. Photo Arnaud Radigue.   Crypte de l'église avec sa « forêt de colonnes ».   Mur côté droit de la crypte avec ossements déposés le 4 mars 1818. Ce sont les restes des abbesses inhumées dans le chapitre de cette église jusqu'en 1787.

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Plaque à la mémoire de l'abbé Gombault, prêtre réfractaire guillotiné le 5 avril 1793. Voir la page [Caen St-Gilles].   Batiments conventuels utilisés par le Conseil Régional, vestibule et escalier d'honneur menant aux anciennes chambres du couvent.   Tableaux de 2 abbesses. A gauche, Marie Aimée Le Doulcet de Pontécoulant (dernière abbesse de 1787 à 1792). A droite, Anne de Montmorency (1554-1588). Peinture à l'huile sur toile, 18e siècle. Achetés à l'abbaye du Bec en 1987. Classement MH le 22/06/1992.   Cour et cloître du couvent vus du parc. La quatrième aile du cloître ne fut jamais réalisée.

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Bâtiments conventuels vus du parc.   Parc ouvert au public en 1992, magnifique cèdre du Liban planté en 1849. Auparavant, c'était le jardin de l'abbaye.    



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