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Caen Saint-Jean - Annexe 1
Démonstration de l'existence jusqu'en juin 1944 de la véritable maison de Mme Bretteville
au 148 rue St-Jean (appelée aussi "Maison Charlotte Corday"), annoncée détruite en 1850.




Préambule : présentation des documents utilisés.

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Ci-contre à gauche, extrait du plan cadastral de 1810, dit plan Napoléon. Face à l'église St Jean, jardins de l'Hôtel de Faudoas détruits pour le passage de la rue Jean Romain.
Ci-contre à droite, Rue St-Jean, zone de l'église. Extrait du plan parcellaire de 1810.
(Archives du Calvados).

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Ci-contre à gauche, extrait de la matrice cadastrale 1822-1881. La maison n°148 est située sur la parcelle n°71 que l'on retrouve sur le plan de 1810, face à la rue des Carmes. Voir le plan ci-dessus.
En 1841, Alphonse Esquiros raconte sa rencontre avec M. Lebidois dans son ouvrage "Charlotte Corday". En 1852, cette personne est toujours propriétaire de la maison 148, mais il est écrit qu'elle est "démolie". En 1855, la maison est "reconstruite", mais bizarrement cette façade est toujours la même. Voir quelques explications plus bas dans cette page.
Ci-contre à droite, extrait de la matrice cadastrale 1881-1913. En 1901, la maison n°148 est toujours située sur la parcelle n°71. Les maisons avec les n° 142-144-146 font partie de la parcelle n°70.
Rappel : pour toutes les maisons, il existe des matrices cadastrales disponibles aux Archives numérisées du Calvados.
Quelques images de la "Maison de Charlotte Corday"
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Lithographie du 19e siècle, dessin par Drouin G. Extrait de l'ouvrage de Charles Vatel (1872). Rue St-Jean et maison Charlotte Corday. Photo datée entre 1908 et fin 1910. (*) Cour du manoir où habita Charlotte Corday. Début 20e siècle. Façade du n°148 rue St-Jean, vue depuis la rue des Carmes (Revue illustrée du Calvados, mai 1912).

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Rue St-Jean, inondations du 1er décembre 1910. "Etabliss. Economiques de Normandie" est au n°148. Rue St-Jean et maison Charlotte Corday. Inondations du 30 déc. 1925. Publicité pour le magasin dit "Maison Charlotte Corday".

(*) Eléments utilisés pour dater cette photo :
   . circulation du tramway de 1901 à 1937
   . existence d'une carte postale oblitérée en 1916
   . le militaire porte un uniforme modèle 1870-1914
   . la confiserie Mollier existait en 1908 (ouvrage Defrance de 1909)
   . un balcon est installé au n° 148 (photo des inondations rue St-Jean 1910)
   . ce balcon existe toujours en 1925 (photo des inondations rue St-Jean 1925)

photo Ci-contre, page 378 de l'ouvrage de Eugène Defrance "Charlotte Corday et la mort de Marat", 1909.
C'est l'un des seuls auteurs qui donne la vérité sur cette maison du 148 rue St-Jean. Oui, le confiseur Gabriel Mollier s'est approprié le titre de "Maison de Charlotte Corday" au n°138, mais il est le seul à avoir conservé le souvenir de notre héroïne dans cette ville.

En 1930, un autre auteur, Albert-Emile Sorel, dans "Charlotte Corday, une arrière petite-fille de Corneille", page 46, a bien vu cette maison ou a recopié l'ouvrage précédent et la décrit ainsi :
[...] La demeure est toujours au même numéro de la rue. Le nombre des étages et celui des fenêtres est resté le même. Seulement, la boutique de Lunel a disparu. Une porte moderne ferme l'entrée du corridor. Une chocolatière, portant l'enseigne « Maison de Charlotte Corday » vend des « pralines Corday ». Ce commerce s'est trompé de dix numéros : en effet, il est sis au 138 de la rue Saint-Jean, sur l'emplacement de l'hôtel de Faudoas qui a été englobé dans le percement de la rue Saint-Romain (sic). [...]




Analyse par Janos Seremetyeff-Papp de la similitude entre la maison représentée sur la lithographie du 19e siècle et les photos du début 20e. Les quelques différences observées sont parfaitement compatibles avec le temps écoulé entre les 2.


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Le passage, la cour et les maisons correspondent au plan.


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Dans l'encadré, la façade à observer.

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Les 2 façades à 2 périodes différentes. A gauche, la lithographie. A doite, la photo élargie de la carte postale.

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Comparaison des fenêtres.

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Comparaison des détails.

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Le quartier vu d'avion avant les bombardements. Encadré rouge sur la maison de Mme Bretteville. Extrait d'un cliché d'avion de reconnaissance du 27th Squadron USAAF, daté 6 juin 1944.
(Merci à Michel Le Querrec - http://sgmcaen.free.fr)


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Ci-dessous, parmi les 3 numéros groupés, le numéro 142 n'a pas de façade mais est accessible par l'allée que l'on aperçoit entre les parcelles 69 et 70 sur le plan ci-dessus. Pour les n° 144 et 146, lequel a une façade sur la rue ?

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Conclusion :
Les 3 façades venant à la suite du n°138 n'ont pas été détruites en 1850 suite aux grands travaux de François-Gabriel Bertrand (*). Par contre l'arrière a été considérablement modifié. Des maisons ont disparu, quelques unes ont été reconstruites pour s'adapter au nouveau plan, comme probablement la maison du fond de cour avec la chambre où logeait Charlotte, mais il est difficile d'en être certain.
On peut donc affirmer que jusqu'au 6 juin 1944, la vraie "Maison de Charlotte Corday" était au n°148.

(*) François-Gabriel Bertrand (1797-1875), maire de Caen de 1848 à 1870, surnommé le Haussmann caennais. Un boulevard porte son nom.




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